Troisième nuit sacrée : l’implication dans la connaissance de soi

par | Déc 22, 2020 | 12 Nuits sacrées, Barde, Druidisme vivant, Ovate, Valeurs druidiques | 0 commentaires

La connaissance de soi

Troisième nuit sacrée ! Nous nous penchons aujourd’hui sur la connaissance de soi. Depuis l’antique « Connais-toi toi-même », les philosophes nous invitent à entreprendre le chemin le plus complexe, celui de l’intériorité. Complexe, il l’est, ainsi que le spécifiait un best seller paru il y a de nombreuses décennies mais qui demeure un incontournable du genre : « Le chemin le moins fréquenté » de Scott Peck. Car si il était simple, bien plus de personnes l’entreprendraient et en retireraient des bénéfices pour leur vie et pour le monde.

Notre plus grande tendance est de river notre regard sur l’extérieur et non de le tourner vers l’intérieur de nous. Et, lorsque nous tentons une incursion à l’intérieur, nous sommes souvent confrontés à un dédale qui nous égare, nous effraie et nous décourage. Car, il faut le souligner, nous ne possédons pas, à un niveau collectif, d’éducation à l’intériorité : comment fonctionne notre psyché ? De quoi est-elle composée ? Quel est son ou ses langage(s) ? Comment pouvons-nous interagir avec elle, l’intégrer et vivre ainsi plus en unité ?

La connaissance de soi a souvent été représentée par l’image archétypale du labyrinthe. Celui-ci, justement, est souvent confondu avec le dédale qui, pourtant, est bien différent. Il est vrai que la vie, au travers des difficultés qui n’épargnent personne, peut parfois, et plus ou moins longuement, nous faire ressentir que nous traversons un dédale effrayant, dépourvu de toute issue et peuplé de monstres. Attention ! Le minotaure n’est jamais très loin !

Mais un labyrinthe possède une différence fondamentale avec le dédale : un labyrinthe a une entrée, un centre, et un chemin de retour vers la sortie. Ce qui change tout. Le labyrinthe est véritablement un appel à retrouver son centre, son unité, et à rapporter cette énergie dans le monde où nous vivons. C’est cette belle énergie qui vient de la Source que nous souhaitons rencontrer en empruntant le chemin du labyrinthe.

C’est pourquoi je vous propose aujourd’hui de vous poser afin de faire le point sur votre connaissance de vous-même. Pour ceux qui le souhaite, je vous proposerai également de réaliser un labyrinthe à doigt, sur le modèle de ce que l’on appelle un labyrinthe crétois comme celui-ci qui se trouve à Glastonbury (crédits photo : Shamboo sur Pixabay) :

 

Réaliser un labyrinthe à doigts pour s’impliquer dans la connaissance de soi

Que vous faut-il ?

Honnêtement, ce que vous avez sous la main ! Personnellement, j’avais un paquet de pâte durcissante qui ne me servait pas et que j’ai décidé d’utiliser pour faire ce labyrinthe. Elle a paraît-il un effet « pierre ». J’avais envie de tester.

Mais peut-être préférerez-vous le dessiner ? Si possible, essayez de le faire en relief, mais si vous ne pouvez pas pour toutes les bonnes raisons qui sont les vôtres, faites avec ce que vous avez. Vous pouvez aussi décidez de le faire grandeur nature, dehors, dans un environnement naturel sans que, bien sûr, cela ne nuise à cet environnement. Vous pouvez ,par exemple, ramasser des branches tombées naturellement et vous en servir, ou bien, si vous avez la chance de vivre près d’une plage de sable, vous pouvez aller y tracer un labyrinthe… Créez avec ce que vous avez dans votre environnement.

Une année, j’en avais fait un en laine feutrée à l’aiguille. C’est beau, n’est-ce pas ? Bon, ok, je suis vraiment fan de laine !

Voici, en image, une progression de ma propre réalisation :

Travailler avec un labyrinthe

Vous pouvez trouver sur cette page (en anglais, mais le dessin se passe d’explications) une aide pour dessiner votre labyrinthe ou pour le construire.

Prenez votre temps, un temps pour vous, pour le créer. Et surtout, prenez du plaisir ; respirez bien et laissez passer vos pensées sans les juger. Créer un objet possède beaucoup de vertus confinant à la magie, dont celle de nous vider l’esprit.

Quand votre labyrinthe est créé, ou durant le temps où il sèche, cernez une de vos préoccupations majeures du moment ; pour cela, respirez amplement, profondément et revenez sur une question qui trouble votre paix et nécessite d’être clarifiée. Qu’est-ce qui cause ce problème ? Quelles en sont les racines ? Quelle compréhension la solution de ce problème nécessite-t-elle ? Autant de questions qui appellent une réponse.

Quand vous vous sentez prêt.e.s, prenez votre labyrinthe à doigt, ou tenez-vous à l’entrée du labyrinthe grandeur nature. Respirez amplement, profondément et lentement pour vous centrer et vous enraciner. Si des pensées vous viennent, laissez-les passer, sans les juger, sans les « accrocher »  c’est une clé importante pour laisser émerger un potentiel insoupçonné en vous. Relâchez toute attente.

Soyez conscient.e.s que vous êtes à un seuil et que le franchir va vous amené.e.s dans une dimension sacrée. Avancez doucement ; ressentez ; continuez de bien respirer.

Une fois parvenu.e.s au centre, soyez conscient.e.s du chemin parcouru. Ne jugez pas votre expérience, ne la comparez surtout pas, car toute comparaison mène à la compétition ; la compétition ne peut vous amener à intégrer qui vous êtes, c’est-à-dire l’être unique et authentique que vous êtes. Honorez qui vous êtes. Prenez du temps, en ce centre du labyrinthe : laissez émerger l’inspiration. Notez toutefois que le centre du labyrinthe n’est pas le seul espace où vous pouvez recevoir des messages de votre intuition. Tout au long de votre parcours, vous pouvez être éclairés par des idées, des compréhensions, des intuitions….

Lors que vous estimez être prêt.e.s, remerciez l’Univers/les dieux/la Déesse/une déité particulière, etc, pour la sagesse née dans l’obscurité de votre être, et repartez dans le sens inverse.

En chemin, contemplez les dons reçus et comment les intégrer dans votre vie.

C’est une manière parmi tant d’autres de travailler avec le labyrinthe. N’hésitez pas à personnaliser cette façon de faire, à prendre votre autonomie en vous distançant de celle-ci. N’hésitez pas non plus à utiliser d’autres formes de labyrinthe !

Prenez des notes dans votre carnet des 12 nuits sacrées et attribuez un maître mot ou une courte phrase sur votre cheminement dans la connaissance de soi que vous reporterez sur votre mandala des 12 nuits !

On se retrouve demain !

(crédits photos pour la première photo : Majomka sur Pixabay)

Retrouvez les 12 nuits sur La Clairière au Pommier :

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